
La pérennisation de toutes les sources de financement et des emplois demeure la préoccupation première des OJ.
Mais une cohérence et une synergie doivent s’opérer entre les différents niveaux de pouvoirs lorsque la question du financement de l’emploi subsidié est d’actualité, comme la tentative de réforme des APE l’a démontré. Les OJ ont besoin d’autonomie dans leur gestion de l’emploi tout en continuant à être contrôlées.
La législature qui commence est une nouvelle opportunité qui s’offre à notre secteur pour progresser davantage dans sa mission fondatrice : former des CRACS. Le nouveau ministre de la Jeunesse devra s’atteler en premier lieu à réaliser cette simplification administrative tant attendue et rationaliser les contraintes administratives responsables d’un manque de temps investi dans la formation de CRACS.
Ensuite, l’accessibilité des OJ doit être améliorée tant en favorisant la décentralisation du personnel, qu’en soutenant les services de jeunesse travaillant dans des zones moins couvertes et qu’en tendant vers la gratuité des transports en commun pour les activités.
Le Secteur Jeunesse ne gardera de sens que s’il s’est adapté à notre société sans cesse changeante. Soutenir la diversité, c’est
assurer que la jeunesse organisée reste en phase avec toute la jeunesse belge francophone. Mais la diversité s’atteint aussi en créant davantage de ponts entre le secteur jeunesse et l’École. Le GT OJ-École doit devenir une sous-commission et chaque OJ nouvellement reconnue doit pouvoir bénéficier d’un détachement pédagogique, à temps plein ou à mi-temps.
Enfin, la Commission Consultative des Organisations de Jeunesse se doit d’être le porte-parole efficace du secteur. Le nombre trop important de membres et la dispersion des mandats ne lui permettent pas d’être un lieu de débats et de prises de décisions ambitieuses. Sa taille et le nombre de mandats transmis à ses membres doivent être limités afin que l’efficience redevienne le maître-mot. Néanmoins cela ne peut se faire sans une réflexion profonde de tous ses acteurs.
Il nous reste à espérer que cet appel sera entendu par le futur ministre de la Jeunesse ainsi que les législateurs qui disposeront, pour certains, de 5 ans pour faire du Secteur Jeunesse le meilleur allié de la jeunesse belge francophone.